14 avril 2011
Je suis couverte
Burqa = attentats = caca. La loi interdisant de porter le niqab ou la burqa en public est entrée en vigueur lundi 11 avril en France. Il y va, paraît-il, de notre sécurité et de nos libertés. Qui ne s’y conforme pas s’expose à une amende de 150 € ou à se voir imposer un cours de citoyenneté. Moi, je suis concernée au premier chef. Non pas pour des raisons religieuses, car de religion je n’en ai pas. Mes parents, élevés dans des cultes différents, m’ont toujours dit : « tu choisiras quand tu seras grande ». Comme je n’ai pas très envie de grandir, je n’ai jamais choisi, et ça attendra. Non, cette interdiction me concerne pour des raisons dermatologiques. En effet, mon docteur vient de m’annoncer que j’étais atteinte de chloasma : rien de bien grave, ce sont des taches marrons pas très jolies qui apparaissent sur le visage. Mais me voilà interdite de bronzette. Le soleil, dorénavant, est mon ennemi. Pas un seul de ses rayons ne doit toucher mon blanc visage. Que faire ? Quel pare-soleil adopter ? Ecran total, sombrero, crème blanchissante façon Michael Jackson ? Cela ne suffira pas. J’ai pensé à une voilette intégrale. Une idée qui me met de plain-pied dans l’illégalité. Je m’en fiche, si la police me verbalise, je peux produire un certificat médical. Et un mot des parents certifiant que j’ai été élevée dans un contexte pur porc non-religieux. Avec toute cette paperasse, me voilà couverte. N’est-ce pas l’essentiel ?
4 avril 2011
Les symboles n’ont pas de bol
Aujourd’hui, on reçoit deux cartes postales plaisantes venues du Nord de la France. A Neuville-en-Ferrain, un buste de Marianne aux seins trop avantageux a été retiré de la salle des mariages. A Bauvin, c’est le portrait du président de la République qui a été décroché : certains époux refusaient de se dire oui sous le regard de Nicolas Sarkozy. Une Marianne trop sexy chez les uns, un président pas assez glamour chez les autres. Neuville se la joue « cachez ce sein que je ne saurais voir », à Bauvin, c’est « cachez ce nain que l’on ne peut plus voir ».
Au placard, les symboles de la République ! Le buzz monte, la polémique gronde chez les Neuvillois et les Bauvinois ; qu’est-ce qu’un symbole de la République ? Où est le mode d’emploi, quelles sont les dates de péremption ? Cela tombe à pic, un rapport parlementaire sur le respect des symboles de la République a été récemment bouclé. Une loi s’impose, car la guerre civile menace. Décidément, le Nord est plein de surprises : vive les ch’tis.
Au placard, les symboles de la République ! Le buzz monte, la polémique gronde chez les Neuvillois et les Bauvinois ; qu’est-ce qu’un symbole de la République ? Où est le mode d’emploi, quelles sont les dates de péremption ? Cela tombe à pic, un rapport parlementaire sur le respect des symboles de la République a été récemment bouclé. Une loi s’impose, car la guerre civile menace. Décidément, le Nord est plein de surprises : vive les ch’tis.
23 mars 2011
Ça plane pour nous
La France est en "burn out". Voilà le diagnostic sans appel que Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, vient de soumette au Président. L'année dernière, Delevoye annonçait déjà une société "en état d'épuisement psychique". C'est de plus en plus grave, la patiente risque la mort cérébrale. Et au-delà des bornes ya plus de limites. Heureusement notre Président nous fait prendre l'air. Comme Tom Cruise, droit sur ses petites jambes dans "Top Gun". Direction la Libye de Khadafi. Mais kécékça, la Libye ? Voici la description édifiante trouvée sur Internet (centraledesnations.com), à lire avec la componction qui sied : "La Libye est un vaste pays qui s'épanoui dans les plaines du désert du Sahara au nord de l'Afrique. La mer Méditerranée façonne le panorama de la magnifique Libye. Une bonne partie des côtes se glissent sous le Golfe de la Grande Syrte. Le climat est vigoureusement chaud et sec à cause de la présence du désert. Cette spécificité désertique fait en sorte que les nuits de la Libye sont considérablement fraîches malgré la chaleur étouffante qui assèche les journées. Toutefois, la proximité de la méditerranéen rend la zone territoriale du nord plus confortable. Ainsi, c'est dans un spectaculaire mélange de dunes de sable et de plages qu'existe la Libye." C'est beau, non ? Cela donne envie d'y aller. Justement, ça tombe bien. Pensez à à tous les dictateurs, les despotes, les roitelets liberticides qui règnent outre Méditerranée ! Ouste, dehors les satrapes ! Rafales, Mirages, missiles Tomahawk, qu'un bras vengeur s'abatte sur les tyranneaux ! Pour les bouter hors d'Afrique, nous traverserons tous ensemble la mer en pirogues, portés par un bel élan républicain ! Libye, liberté ! Khadafi, tes jours sont comptés ! Mouammar, prends-en plein la poire ! Demain, monterons-nous un taxi pour Tobrouk ? Non. Plutôt dans une galère pour Benghazi. Nb : tout sur Michalon, l’éditeur piège à cons, sur touchalon.free.fr. Et, comme les cons se rebiffent, lire nos témoignages sur notre site, juste à côté du blog.
17 mars 2011
Une ambiance atomique
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai peur. Des fléaux quasi-bibliques se sont abattus sur le Japon (tremblement de terre, vague géante, à présent désastre nucléaire). La terre, l’eau, puis le feu : rien n’aura été épargné à l’Archipel du Soleil levant. Des mangas, mais aussi des jeux vidéos, avaient anticipé sur la réalité. Comme Disaster Report 4, dont la sortie a été annulée ; le pitch ? Survivre à une catastrophe naturelle en évitant les dangers d’une ville complètement dévastée… Dommage, les Français auraient pu apprendre beaucoup en pianotant sur leur Playstation. Ils auraient pu se préparer. Ça y est, vous avez votre compteur Geiger et vos pastilles d’iode ? Vous connaissez la différence entre becquerel et sievert ? Quand vous aurez calfeutré vos fenêtres et vos portes, il sera temps de vous mettre à écrire le best-seller de demain, « La radioactivité pour les nuls ». Tout en sifflotant, naturellement, le tube de Kraftwerk, Radioactivity. 80% de l’électricité française est d’origine nucléaire : un record mondial ! Encore une raison de quitter la France, même si on vous répète que « ça ne pourrait pas arriver dans l’Hexagone », où « les réacteurs sont sécurisés ». La question atomique faisant office de dogme politique défendu par un quasi-secret défense, il en faut beaucoup pour secouer le cocotier du consensus. De même que la guerre est une chose trop sérieuse pour qu’on la laisse aux militaires, le nucléaire est trop dangereux pour qu’on le laisse aux mains de nucléocrates. Nom d’un champignon ! NB : à la veille de l’ouverture du salon du livre de Paris, lire le feuilleton littéraire dont l’inénarrable éditeur Michalon est le héros involontaire ; tout sur le site Internet de référence : touchalon.free.fr
10 mars 2011
Opération walkyrie
Marine Le Pen caracole dans les sondages ; elle sera probablement, d’une façon ou d’une autre, le personnage-clé des prochaines présidentielles. Je n’ai toujours pas compris pourquoi certains l’appellent « Marine » ; on devrait l’étiqueter « MLP », comme DSK. Depuis le sondage de samedi dernier, qui a placé pour la première fois MLP en tête des intentions de vote pour 2012, c’est l’émoi. La preuve est faite, la France pue sous les aisselles. C’est le sujet de mon essai récent « Tchao la France » ; j’en vois certains qui protestent : « comme ce livre exagère ! » Ben non, c’est la réalité qui exagère, et ce n’est peut-être qu’un début. Va-t-on nous refaire le coup, comme en 2002, du « pour-sauver-la-république-il-faut-voter-pour-un-incapable » ? Le suspense est insoutenable. Enfin, pour vous les gars, moi je n’attends rien. Ce qui arrive était tellement prévisible. Sarkozy (« NS ») a siphonné les voix du FN, c’est au tour du FN de siphonner un électorat atterré devant l’échec patent du sarkozisme. Pendant ce temps-là, les idées bien rances d’« identité nationale » et de « supériorité du modèle français », sont en train de s’infiltrer partout, à droite comme à gauche. Accompagnées de la petite phrase souvent entendue, bien digne de Madame Michu : « c’est pas mieux ailleurs ! » Surtout quand on n’y va jamais, ma bonne dame. Avant que la police des consciences ne vienne sonner à votre porte, dépêchez-vous de dire merde à votre pays pendant que c’est encore possible. Françaises, Français, encore un effort pour être anti-France, il est moins une ! NB : l’affaire Michalon (voir les posts précédents) prend belle tournure ; l’éditeur soi-disant partisan de « l’effervescence du débat » a porté plainte pour diffamation contre deux auteurs. Il est trop tôt pour en parler, un peu de patience, nous sommes tenus au secret de l’instruction ! Pour ceux qui trépignent, lire le feuilleton dont notre inénarrable éditeur est le héros involontaire sur le site Internet de référence : touchalon.free.fr
18 novembre 2010
Noël au gnouf, Michalon au tromblon
Il s’en passe des choses à Paris ! Mais si, mais si ! Michalon Editions a porté plainte pour diffamation et injures contre deux auteurs, Clément Maraud et moi. Du jamais vu en Intello-land, un milieu où se multiplient pourtant les trappes sournoises et les bâillons fermetagueulistes. Mais alors, où est passée « l’effervescence du débat » revendiquée haut et fort par cette noble équipe de combattants des libertés ? La maison de la rue de Lancry n’est peut-être pas soluble dans les droits de l’homme qu’elle prétend défendre bec et ongles.
S’il le faut, Clément et moi, nous passerons Noël au gnouf. Voilà une idée originale pour mettre du peps dans le sapin. Après tout, j’ai toujours détesté les fêtes de fin d’année, et j’ai appris dans Un roman français que la prison est hype. Me voilà ! Brigadier, je me constitue prisonnière ! Où sont les menottes, la maison d’arrêt, les matons, le mitard ? Mazette, la liberté est surfaite.
On rappelle en quelques mots que la faillite des « éditions Michalon » en 2008 (trois millions d’euros de passif) a fait autant de dégâts qu’un bulldozer sur les îles Galápagos (voir rubrique « témoignages » sur ce site). Mais Michalon, reprise (en même temps que tout le catalogue de droits) pour une bouchée de pain par les éditions Max Milo, continue à publier, sous le doux nom de « Michalon éditions » (et ron et ron petit patapon). La structure juridique change mais tout reste pareil. N’est-ce pas l’essentiel ?
Eric Naulleau, par ailleurs féroce aboyeur des lavages de cerveau télévisuels, a montré la voie. L'histoire commence en 1998. Un homme d’affaires espagnol, Rodrigo de Zayas, finance les activités éditoriales d'Eric. Les deux hommes s'associent pour fonder une société, L'Esprit des péninsules. Las, l’argent fait vite défaut. En 2007, le tribunal de commerce de Paris place la société en redressement judiciaire avant d'en ordonner la liquidation. Ni vu ni connu je t’embrouille : on apprend qu’en 2003, ce petit cachottier de Naulleau avait déposé la marque « L'Esprit des péninsules » à l’insu de Zayas. Rusé, non ? Naulleau continue donc à exploiter cette marque sous le pavillon de l’éditeur Jean-Claude Gawsevitch. Sauf que… les meilleures choses ont une fin, et Naulleau a été condamné pour manœuvre frauduleuse en novembre 2010 par la cour d’appel de Paris.
Et maintenant, un petit cours d’édition pour les débutants.
-Tu montes une boîte, et pour ça tu tires du fric là où yen a (de multiples gogos rêvent de mettre un pied dans le secteur de la culture).
-L’argent part vite, surtout quand on est mauvais gestionnaire ; peu importe. Tu fais lanterner les imprimeurs, correcteurs, les free-lance que tu exploites, mais aussi les auteurs.
-Les huissiers débarquent ? Il suffit de ne pas ouvrir quand ils sonnent. Ben ouais, “It is the economy, stupid !”
-Le tribunal de commerce ordonne la cessation de paiement ? Ça gèle les créances, tu peux sans bourse délier continuer ton taf pendant près d’un an.
-La faillite… Oui, enfin, ça n’est qu’un mot. Tu te débrouilles pour déposer la marque ou être racheté pour deux francs six sous par un pote. Comme ça, ça t’allège des dettes de la boîte, et tout peut continuer. Comme si de rien n’était, pour reprendre le titre d’un album de Carla Bruni.
Et voilà ! Pigeon, vole ! Elle est pas belle, la vie ?
S’il le faut, Clément et moi, nous passerons Noël au gnouf. Voilà une idée originale pour mettre du peps dans le sapin. Après tout, j’ai toujours détesté les fêtes de fin d’année, et j’ai appris dans Un roman français que la prison est hype. Me voilà ! Brigadier, je me constitue prisonnière ! Où sont les menottes, la maison d’arrêt, les matons, le mitard ? Mazette, la liberté est surfaite.
On rappelle en quelques mots que la faillite des « éditions Michalon » en 2008 (trois millions d’euros de passif) a fait autant de dégâts qu’un bulldozer sur les îles Galápagos (voir rubrique « témoignages » sur ce site). Mais Michalon, reprise (en même temps que tout le catalogue de droits) pour une bouchée de pain par les éditions Max Milo, continue à publier, sous le doux nom de « Michalon éditions » (et ron et ron petit patapon). La structure juridique change mais tout reste pareil. N’est-ce pas l’essentiel ?
Eric Naulleau, par ailleurs féroce aboyeur des lavages de cerveau télévisuels, a montré la voie. L'histoire commence en 1998. Un homme d’affaires espagnol, Rodrigo de Zayas, finance les activités éditoriales d'Eric. Les deux hommes s'associent pour fonder une société, L'Esprit des péninsules. Las, l’argent fait vite défaut. En 2007, le tribunal de commerce de Paris place la société en redressement judiciaire avant d'en ordonner la liquidation. Ni vu ni connu je t’embrouille : on apprend qu’en 2003, ce petit cachottier de Naulleau avait déposé la marque « L'Esprit des péninsules » à l’insu de Zayas. Rusé, non ? Naulleau continue donc à exploiter cette marque sous le pavillon de l’éditeur Jean-Claude Gawsevitch. Sauf que… les meilleures choses ont une fin, et Naulleau a été condamné pour manœuvre frauduleuse en novembre 2010 par la cour d’appel de Paris.
Et maintenant, un petit cours d’édition pour les débutants.
-Tu montes une boîte, et pour ça tu tires du fric là où yen a (de multiples gogos rêvent de mettre un pied dans le secteur de la culture).
-L’argent part vite, surtout quand on est mauvais gestionnaire ; peu importe. Tu fais lanterner les imprimeurs, correcteurs, les free-lance que tu exploites, mais aussi les auteurs.
-Les huissiers débarquent ? Il suffit de ne pas ouvrir quand ils sonnent. Ben ouais, “It is the economy, stupid !”
-Le tribunal de commerce ordonne la cessation de paiement ? Ça gèle les créances, tu peux sans bourse délier continuer ton taf pendant près d’un an.
-La faillite… Oui, enfin, ça n’est qu’un mot. Tu te débrouilles pour déposer la marque ou être racheté pour deux francs six sous par un pote. Comme ça, ça t’allège des dettes de la boîte, et tout peut continuer. Comme si de rien n’était, pour reprendre le titre d’un album de Carla Bruni.
Et voilà ! Pigeon, vole ! Elle est pas belle, la vie ?
12 juillet 2010
Lisons, lisons, qu’une encre impure abreuve vos neurons.
Vous vous ennuyez ? Normal, l’été c’est fait pour ça. Vous pouvez toujours lire la presse française, elle est devenue un peu plus punchy ces dernières semaines. S’agirait-il d’un sursaut ? En ce qui me concerne, ça fait plusieurs années que je ne lis plus que la presse étrangère, qui ressemble encore un peu à de l’info. Savez-vous que les médias français se classent 43e mondial dans le dernier hit-parade de la liberté de la presse établi par l’ONG Reporter sans Frontière ? Lamentable, non ?
Mieux vaut acheter le livre de Zoe Shepard, « Absolument dé-bor-dée* » (Albin Michel), ouvrage qui vaut des sanctions à cette fonctionnaire. Elle dénonce certains dysfonctionnements de son institution : ça méritait bien une exclusion. Zoe Shepard évoque semble-t-il un milieu malsain où les glandeurs professionnels doués pour le léchage de bottes chipent les promotions aux rares consciencieux. Un quotidien fait de pauses café à répétition, de séminaires inutiles et de réunions interminables dont le seul but est de remplir des journées désespérément vides. Le tout encadré par des patrons nuls en management, et qui se gardent bien de bousculer la quiétude ambiante. Tiens, ça me rappelle quelque chose… Un truc dont j’ai parlé dans « Bonjour Paresse »… Et auquel j’ai fait un bras d’honneur… J’ai écrit son nom, et cela s’appelle (au choix)… Le Travail. La bêtise. Ou alors… La France.
Les amateurs de sensations gratuites peuvent visiter Internet et s’y régaler en lisant « L’Affaire Hem », de Clément Maraud. Le feuilleton pipole de cet été torride sur le site : touchalon.free.fr. Enfin, la suite de « Tirage de tête » disponible en ligne ! Le premier feuilleton rocambolo-éditorial ! Le personnage, l’éditeur Michalon est vrai ; son existence est un roman. Mais la vie de certains de ceux auxquels il a fait les poches (pour renflouer sa boîte ?) s’est, elle, transformée en mauvais rêve. Cela méritait bien une fiction : la voici. Une plongée stupéfiante dans les petites vertus et les moeurs germanopratines, avec des profils aisément reconnaissables (mais pas trop). Déjà une vingtaine d'épisodes en ligne, du neuf tous les deux jours ! Attention, on devient accro très vite...
*Je n’ai pas encore lu le livre, car je suis surbookée, mais je le veux bien en exemplaire de presse : merci d’avance à Albin Michel.
Mieux vaut acheter le livre de Zoe Shepard, « Absolument dé-bor-dée* » (Albin Michel), ouvrage qui vaut des sanctions à cette fonctionnaire. Elle dénonce certains dysfonctionnements de son institution : ça méritait bien une exclusion. Zoe Shepard évoque semble-t-il un milieu malsain où les glandeurs professionnels doués pour le léchage de bottes chipent les promotions aux rares consciencieux. Un quotidien fait de pauses café à répétition, de séminaires inutiles et de réunions interminables dont le seul but est de remplir des journées désespérément vides. Le tout encadré par des patrons nuls en management, et qui se gardent bien de bousculer la quiétude ambiante. Tiens, ça me rappelle quelque chose… Un truc dont j’ai parlé dans « Bonjour Paresse »… Et auquel j’ai fait un bras d’honneur… J’ai écrit son nom, et cela s’appelle (au choix)… Le Travail. La bêtise. Ou alors… La France.
Les amateurs de sensations gratuites peuvent visiter Internet et s’y régaler en lisant « L’Affaire Hem », de Clément Maraud. Le feuilleton pipole de cet été torride sur le site : touchalon.free.fr. Enfin, la suite de « Tirage de tête » disponible en ligne ! Le premier feuilleton rocambolo-éditorial ! Le personnage, l’éditeur Michalon est vrai ; son existence est un roman. Mais la vie de certains de ceux auxquels il a fait les poches (pour renflouer sa boîte ?) s’est, elle, transformée en mauvais rêve. Cela méritait bien une fiction : la voici. Une plongée stupéfiante dans les petites vertus et les moeurs germanopratines, avec des profils aisément reconnaissables (mais pas trop). Déjà une vingtaine d'épisodes en ligne, du neuf tous les deux jours ! Attention, on devient accro très vite...
*Je n’ai pas encore lu le livre, car je suis surbookée, mais je le veux bien en exemplaire de presse : merci d’avance à Albin Michel.
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